Paire de vases anciens en douilles d’obus – Art des tranchées
75 €
Pièce unique – Un seul exemplaire disponible
D’un laiton martelé à la main, cette paire de vases en douilles d’obus conjugue la mémoire de la Grande Guerre et la grâce organique de l’Art nouveau.
Idéale disposée sur une console en bois brut ou de part et d’autre d’un miroir ancien pour rythmer une enfilade.
Sélectionnée avec exigence pour son intégrité formelle, sa patine non altérée et la netteté de ses reliefs.
- Authenticité : Paire unique, premier quart du XXe siècle (1916-1918).
- Dimensions : Hauteur 35 cm x Diamètre 9 cm (Poids total 3,2 kg).
- Expertise : Livraison sécurisée, désolidarisation des éléments fragiles et gainage anti-chocs.
*Hors articles volumineux (mobilier).
Il existe des objets nés de la fureur qui finissent par apaiser l’espace qu’ils occupent. Façonnées à partir de douilles d’artillerie en laiton massif, ces deux silhouettes verticales dressent leur rigueur cylindrique pour mieux plier la matière sous les coups répétés du martelage. La surface entièrement frappée crée une texture alvéolée, presque vivante, qui capture la moindre variation de la lumière ambiante. Sur ce fond sombre et creusé par l’oxydation, des tiges élancées déploient une corolle florale stylisée, tandis que le verso s’habille d’un monogramme aux entrelacs sinueux très Art Nouveau.
Découvrir notre collection de sculptures, vases et céramiques anciennes permet de mesurer combien ces créations d’artisans anonymes dialoguent avec les plus belles productions d’art décoratif de leur temps.
Caractéristiques et dimensions, Détails techniques
Cette paire de grands vases décoratifs témoigne d’un savoir-faire de tournage et de repoussé exécuté à même le laiton brut.
- Matériau : Laiton d’artillerie massif à fond alvéolé
- Dimensions : Hauteur 35 cm x Diamètre 9 cm (Poids cumulé 3,2 kg)
- Époque : Douilles originelles fabriquées en 1916. Sculptures 1916-1919
- État : Bel état d’origine avec patine ancienne non nettoyée
- Origine : France / Arrière-front de la Première Guerre mondiale
L’appellation générique d’art des tranchées recouvre en réalité une géographie de fabrication beaucoup plus vaste que le strict cadre des premières lignes. Si de nombreux soldats s’exerçaient à ciseler le métal durant les longues heures d’attente dans les abris, une part importante de ces objets vit le jour dans les cantonnements de l’arrière-front, les ateliers de réparation de l’artillerie ou au sein même des foyers civils touchés par la mobilisation industrielle. Les stocks immenses de douilles en laiton tirées par les canons de 75 ou les pièces lourdes offraient un matériau ductile de premier choix. Sous l’action d’un poinçon, d’un petit marteau et d’un bédane improvisé, ce métal froid et doré devenait support d’expression.
Le dessin floral qui court sur le flanc de ces cylindres ne doit rien au hasard. Sa courbe fluide, l’asymétrie souple de la tige et le dessin enveloppant du calice trahissent l’influence persistante de l’Art nouveau, triomphant au début du XXe siècle. On retrouve cette filiation formelle dans les collections de référence, à l’image des spécimens conservés par l’Australian War Memorial, où le vocabulaire végétal vient adoucir la nature foncièrement militaire du support d’origine. Les lettres entrelacées qui figurent sur l’autre face des deux douilles dessinent un monogramme, probable clin d’œil à un être cher ou les initiales de l’artisan, gravé avec une patience poignante. Explorer l’ensemble de nos références via notre portail dédié aux objets d’art et de décoration anciens offre un panorama unique sur ces traces d’histoire domestique.
Rapport de condition et intégrité de la matière
L’ensemble présente une patine ancienne profonde, dense, marquée par les zones plus claires des reliefs polis par le temps et les creux assombris par une oxydation naturelle bienvenue. Aucune restauration intrusive ni fêle structurel ne sont à déplorer. Les tranches supérieures conservent leur planéité d’origine, témoignant d’une découpe rigoureuse avant le rétreint du métal.
Au sujet des cylindres métalliques et de leur destination
La forme initiale ne fait aucun doute quant à la nature originelle des douilles d’artillerie. La lecture précise des poinçons gravés sur le culot en laiton permet d’identifier formellement une munition de 75 mm (marquage 75 DE C) sortie des arsenaux français en 1916, en pleine Première Guerre mondiale. L’orifice central du culot, soigneusement obturé par un bouchon de bois, atteste de la neutralisation sécuritaire de l’amorce d’origine avant tout travail de transformation artisanale.
La question de la confection en zone de combat
L’historiographie moderne invite à nuancer la légende tenace du soldat ciselant sa douille sous la pluie d’obus. Une fraction importante de ces pièces a été façonnée par des mutilés de guerre dans des centres de rééducation ou par des artisans locaux profitant de l’abondance du métal de récupération.
L’interprétation du motif floral et des initiales
La silhouette évoque avec une grande probabilité une tulipe ouverte, archétype du répertoire floral de l’époque. Quant au monogramme, s’il se lit distinctement comme un entrelacs de lettres, l’anonymat de l’exécutant laisse l’identité du destinataire hors de portée.
Précautions d’usage pour un usage décoratif contemporain
Bien que ces pièces puissent recevoir ponctuellement des tiges sèches ou des fagots de graminées, l’insertion de l’eau claire directement au contact du laiton ancien et de ses microsoudures de culot est déconseillée pour pérenniser la patine. L’emploi d’un petit contenant étanche glissé à l’intérieur s’avère idéal. Pour admirer des pièces aux contrastes de matières similaires, consultez notre modèle de référence via le vase en verre givré ancien bleu ou encore cette paire de vases Art Nouveau en régule.
Informations complémentaires
| Poids | 3,2 kg |
|---|---|
| Dimensions | 9 × 35 cm |












